Pour accompagner son développement économique, une ville a le choix entre deux options : celle du « laisser faire », pratiquée par la plupart des villes gouvernées par la droite, qui fait la part belle au marché et aux promoteurs, et qui permet, en combinant une bonne situation géographique, des taux de fiscalité faibles, des prix de terrains attractifs, d’afficher à court terme des résultats économiques flatteurs. La Ville de Saint-Nazaire et la Communauté d’Agglomération n’ont pas fait ce choix car le bilan social d’une telle politique s’avère malheureusement catastrophique et surtout, elle exclut les populations les plus fragiles des retombées de ce développement. Une mutation économique trop rapide fait disparaître des secteurs entiers d’activités et avec eux les emplois qui y sont liés, elle ne laisse pas le temps pour former, pour adapter les compétences, elle engendre des déséquilibres dans l’aménagement et le développement de la ville, elle exclut imparablement les plus fragiles.
Au contraire, en favorisant la diversification économique tout en soutenant son tissu industriel, en encadrant le développement des zones d’activités notamment commerciales et la consommation foncière, en finançant les investissements publics nécessaires par une fiscalité juste et adaptée, Saint-Nazaire et la Carene ont choisi l’option du développement équilibré et du volontarisme économique. Le volontarisme, c’est proposer aux personnes demandeurs d’emploi et aux publics les plus en difficulté, les outils et les moyens financiers du Centre d’Initiatives Locales pour ceux qui veulent créer leur activité, le volontarisme c’est faire tomber les freins à l’emploi en finançant des solutions innovantes de garde d’enfants (pour les personnes travaillant en horaires décalés) ou de déplacement (pour les personnes n’ayant pas de moyen de transport), le volontarisme, c’est inclure dans les marchés publics passés par la Ville et la Carene, une clause permettant de proposer des heures de travail à des publics sans emploi, le volontarisme c’est proposer aux entreprises des méthodes de recrutement qui privilégient le savoir faire plutôt que le curriculum vitae ou le diplôme. Bien sûr le volontarisme cela demande un peu de moyens financiers mais c’est avant tout de l’énergie, de l’intelligence, du partenariat, du temps de conviction et de négociation. C’est ça aussi l’esprit d’équipe que l’on propose aux nazairiens et particulièrement aux plus fragiles, pour que cette fragilité ne soit que passagère.