Grève du 7 octobre - courrier adressé aux parents d'élèves
NOTE aux
Parents d'élèves des écoles publiques
Maternelles et élémentaires
Saint-Nazaire le 30 septembre 2008
Madame, Monsieur
Comme vous le savez, une loi instituant un droit d’accueil dans les écoles maternelles et élémentaires, en cas de grève des personnels enseignants, a été votée le 20 août 2008.
Cette loi impose aux communes la responsabilité d’organiser l’accueil des enfants scolarisés par l’éducation nationale -service de l’état- en cas d’absence d’au moins 25% des effectifs d’enseignants d’une même école.
Je suis informé qu’un mouvement de grève de l’Education Nationale, des personnels des collectivités et des hôpitaux, est programmé pour le mardi 07 octobre prochain.
La mise en place du service d’accueil nécessite une organisation rigoureuse qui doit assurer, dans tous les cas, la sécurité de vos enfants.
Pour ce faire il convient de mobiliser un nombre important d’agents (plus de 230 si 50% des enseignants sont grévistes), de prévoir une répartition dans les écoles selon le nombre d’enfants à accueillir et de déterminer des contenus d’activités permettant de garantir le bon déroulement de la journée.
De plus, les agents municipaux susceptibles d’encadrer vos enfants lors de cette journée de grève sont, pour la plupart, occupés à d’autres tâches professionnelles.
Enfin et comme indiqué plus avant, ces agents sont, eux aussi, susceptibles de répondre à l’appel des organisations syndicales, pour cette même journée.
Les collectivités locales sont ainsi sommées d'organiser un droit d'accueil dans les établissements scolaires en grève parce que l'État refuse de se donner les moyens d'assurer cet accueil pour cause d’incapacité à gérer les conflits avec ses fonctionnaires.
C’est pourquoi, je tiens à vous informer que nous serons dans l’impossibilité d’appliquer le droit d’accueil dans les écoles publiques de la Ville pour la journée du mardi 07 octobre prochain.
Je reste persuadé que vous comprendrez les éléments qui me conduisent à adopter une position raisonnable afin de ne pas compromettre la sécurité de vos enfants.
Veuillez croire, Madame, Monsieur, à l'assurance de mes sincères salutations.
Pour le Maire,
Le Maire-Adjoint
Délégué aux
Solidarités et à la Citoyenneté
P. GRANGE