Réunification de la Bretagne et développement économique?

Publié le par Eric Provost, candidat

Je ne vois pas ce que la réunification de la Bretagne apporterait de plus pour le développement économique de Saint-Nazaire. Ce sont les projets qui doivent guider notre démarche et non les identités.
Sur ce thème, nos échelles de coopération sont inter-régionales, inter-métropolitaines. Notre réalité, notre force, notre avenir il est avant tout dans la construction d’une métropole Nantes Saint-Nazaire attractive, rayonnante, européenne. Capable de s’ouvrir aux autres cercles et non de se replier. Saint-Nazaire est inscrite depuis 2 ans dans une coopération avec Nantes, Rennes, Brest, Angers sur le tourisme d’affaires, la promotion des quartiers tertiaires, le développement maritime, l’animation territoriale des politiques de l’emploi.
Lorient a participé aux travaux, la présence d’Angers était un atout supplémentaire dans cette démarche, l’arrivée de villes comme Tours ou Le Mans viendrait encore l’enrichir. Pourquoi faudrait il exclure les villes non labellisées « Bretagne » si elles servent l’ambition de nos projets et l’intérêt général. Et surtout sur quelle logique ? en 2000 ans d’histoire, les nationalismes et communautarismes de tout poil ont fait suffisamment de dégâts pour ne pas les raviver localement. Cela oui, c’est une évidence.

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Publié dans Questions posées

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P
je crois que votre conception de l'identité et de l'avenir des régions à forte identité mérite d'être revue.<br /> C'est la Bretagne qui donnera du sens à l'économie de Nantes-St Nazer, pas le "grand ouest" indéfinissable...<br /> Regardez la Catalogne, l'Ecosse ou la Bavière, des régions à forte dimension identitaire qui gagnent...<br /> <br /> Cordialement.
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H
Pour alimenter le débat et compléter les propos de Marcel Texier sur l'identité qui est ici en Bretagne un facteur de lien social et de développement économique :<br /> Avec Alia, candidate UDB à Lannion aux cantonales on a un bon résumé de ce qu’est l’identité bretonne, plurielle et ouverte sur les autres peuples.<br /> "Alia Derwiche, j'ai 25 ans et j'habite Lannion. Mes thèmes de prédilection sont la littérature des femmes, l'immigration et l'identité. Je suis particulièrement sensible aux questions d'identité. D'une part, par, si j'ose dire "ce que je suis". Mon père est égyptien, ma mère est bretonne du pays gallo, et je n'ai vécu qu'en Bretagne bretonnante. Je suis donc, depuis toute petite, plongée dans un mélange culturel. D'autre part, le fait d'étudier la littérature et la langue arabe, d'avoir voyagé, a joué ce même effet. C'est tout le miracle de l'altérité: en étant confrontée de plus en plus à des horizons différents, j'ai appris à connaître la différence mais aussi à me connaître un peu plus. Je sais par exemple que je ne suis pas bretonnante, mais que je me sens pleinement bretonne, je suis fière de cette richesse, et plus je voyage ailleurs, plus j'en prends conscience."
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B
Je crois que vous vous trompez : toutes les études géo-économiques (P-Y Le Rhun, Jean Ollivro) montrent la pertinence économique de reformer la Bretagne telle qu'elle a toujours été. Au contraire, une grande région ouest ne ferait qu'affaiblir la métropole Nantes-Saint-Nazaire, tout comme les Pays de la Loire le font déjà (attirer vers les terres une métropole naturellement tournée vers la mer, dasn une zone où l'influence économique de Paris se fait vite sentir... pas bon tout ça).<br /> <br /> Pour protéger et favoriser les emplois chez nous, il faut un projet administratif cohérent. On ne développera pas les Chantiers de l'Atlantique en travaillant avec Le Mans, !<br /> <br /> Il m'est avis que votre point de vue est motivé par une autre identité, un autre combat : celui des régions administratives créées sans consultation des populations.<br /> <br /> Amicalment.
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M
Vous avez le droit d'avoir votre opinion, Monsieur Eric Pronost, j'ai le droit d'avoir la mienne.<br /> D'abord, le souci de préserver son identité, qui est fondamental, n'empêche nullement d'avoir des projets. Il se trouve que je connais bien les pays nordiques (j'ai un fils qui vit depuis 16 ans en Suède et j'ai des petits-enfants suédo-bretons). Tout n'y est pas parfait, mais ce que j'admire c'est leur capacité à préserver leurs identités respectives sans négliger leur développement économique. Leur nationalisme n'a rien à voir avec le type de nationalisme que vous dénoncez à juste titre. Un Norvégien n'est pas un Suédois qui n'est pas un Danois et pourtant tous ces gens-là coopèrent de façon très harmonieuse et très efficace les uns avec les autres dans le cadre d'un organisme très souple qui est le Conseil Nordique. Nous pourrions nous en inspirer. Ils sont différents, ont longtemps été ennemis les uns des autres. Ce n'est qu'à une date récente qu'ils ont substitué aux rapports conflictuels des rapports fraternels. Ce n'est pas une question de "race": les Finlandais qui, en majorité, ne sont pas des Scandinaves, font partie du Conseil Nordique. Les Inuits du Groënland également, et sur un pied d'égalité, bien qu'il ne soient que cinquante mille. Une Bretagne réunifiée ne travaillerait pas moins bien avec l'Anjou ou la Mayenne, mais mieux, dans le respect de l'identité de chacun et, pourquoi pas, dans l'amitié.
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