La politique sociale de Saint Nazaire, le contexte (1)
Le contexte :
Selon l’observatoire social de l’A.D.D.R.N., créé à la demande de la Ville en 2005, 9 300 personnes sont sous le seuil de pauvreté (739 € en 2006 pour une personne seule) avant revenus de distribution (ex : allocations familiales), soit environ 14% de la population nazairienne. A l’échelle nationale, une étude de l’observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale montre que la part de ménages sous le seuil de pauvreté est divisée par deux grâce aux prestations sociales.
L’analyse de la composition des ménages sous le seuil de pauvreté indique qu’un tiers ne perçoit pas un minimum social. Il semble que ces ménages relèvent vraisemblablement du phénomène des travailleurs pauvres (intérim, CDD, etc…).
Au cours des années 2001 à 2005, les allocataires aux minima sociaux (A.P.I., A.A.H., R.M.I., minimum vieillesse, A.S.S.) ont connu une forte augmentation (+16.15 %) liée principalement à la réforme nationale portant sur la durée et le taux d’indemnisation du chômage.
Après une hausse continuelle, l’année 2006 a marqué un palier et même un léger recul (- 1.09 %). Les premières statistiques concernant 2007 indiquent que la baisse s’est amplifiée, en particulier pour le RMI.
Autrement dit, la forte baisse du chômage semble bénéficier à ceux qui étaient les plus éloignés de l’emploi. A l’avenir, il conviendra de vérifier si la qualité de l’emploi donne à ces personnes les moyens d’une réelle insertion durable.
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