Ecologie à Saint-Nazaire

Publié le par Bernard Garnier, adjoint chargé de l’environnement

 Pas assez de place pour une pratique plus sécurisée du vélo, une filière des traitements des déchets qui met du temps à se mettre en place, des espaces verts qui disparaissent, une station d’épuration qui infecte la quartier de Sautron, des économies d’énergie à réaliser, etc

Voilà ce que l’on entend très souvent. Parions que dans les semaines à venir, les nouvelles sur le front de l’écologie vont être de plus en plus accablantes, concurrence électorale oblige !
 
Essayons alors de faire le point.
Les déchets ? Il ne faut pas oublier que la CARENE a fait le choix de la filière dite de stabilisation biologique mais que les pressions de nombreux acteurs (et pas des moindres) font obstacle depuis quelques années à la mise en place de cette filière. Difficile dans ces conditions de trouver un site d’enfouissement.
Les espaces verts qui disparaissent ? En 1998 les services entretenaient 108ha, en 2005 115 ha et en 2010 le chiffre devrait monter à 130 ha. Alors, on nous répond le stade du Plessis (un espace Vert ?) et bien entendu les places Laborde et Delzieux. Le débat est houleux mais parions que la qualité paysagère de ces futurs espaces fera envier plus d’un.
La station de Sautron : malgré les récents aménagements, la situation n’est certes pas brillante. La future station des Eccosiernes règlera la problème mais il faudra patienter encore quelques années pour la mise en place de cet équipement lourd et coûteux.
Pour le vélo, c’est OK on peut faire beaucoup mieux. Notons cependant que les nouveaux aménagements de voirie prennent désormais en compte la circulation-vélos. Le prêt de vélos aux étudiants grâce à la collaboration de l’association « Place aux Vélos » est une initiative encourageante.
Mais si on évoquait tout ce qui se fait (à la Ville et à la CARENE) et ce dont ne personne ne parle (ou presque) ?
La création des espaces d’accompagnement - ex-délaissés – (plantations, installation de bancs), la revalorisation du chemin côtier, la réfection des berges du Parc Paysager, les études et les interventions pour améliorer la qualité de l’eau des étangs, la politique déjà ancienne de la protection de la nappe de Campbon, le lancement d’une politique visant le maintien de l’agriculture périurbaine et la lutte contre la spéculation foncière, la collaboration entre les techniciens des espaces verts et la L.P.O. pour la protection des oiseaux, la création sur la zone de Brais d’un dispositif d’évitement des pollutions industrielles en Brière, le développement d’une politique d’achat écoresponsable à la mairie (papier et encres recyclés, bois certifié, achat de denrées issues du commerce équitable, …), les nouveaux espaces fleuris, la lutte biologique contre les parasites au centre horticole, la création de l’Espace Info Energie pour le conseil aux particuliers, l’élaboration d’un plan communal alternatif au désherbage chimique (qui sait que le service des Espaces Verts n’utilise aucun pesticide ?), la création du festival Ecofilm (2700 élèves concernés au cours des 2 éditions), les 20% d’économies d’énergie réalisées sur les nouveaux systèmes de chauffage, les 30% pour l’éclairage public (lampes basse consommation), la recherche de performance énergétique dans le cadre des nouveaux équipements en projet (écoles notamment), …
On peut toujours faire mieux, il le faut. Mais il y a aussi ce qui se fait.
 
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
Y
Pour joindre les élus par mail : nom suivi de l'initiale du prénom@mairie-saintnazaire.fr
Répondre
S
J'emprunte à vélo quotidiennement le Bld Leferme, qui est quasiment le seul axe reliant Penhoet au reste de la ville.<br /> Il vient d'être refait mais je ne vois aucune amélioration pour la circulation cycliste qui se fait entre les très nombreux camions, bus et voitures. Le marquage au sol n'est toujours pas refait depuis des mois.<br /> Pourtant il y avait la largeur pour réaménager cette portion et la sécuriser.<br /> Le problème reste que je ne sais pas à qui m'adresser pour signaler ce genre de problème totalement étranger aux gens qui ne font pas de vélo quotidiennement. Il faudrait que l'on puisse adresser des e-mails aux élus de proximités qui relaieraient ce genre de remarques, mais je ne trouve nulle part leur adresse.
Répondre
S
Voilà deux suggestions très intéressantes tant sur le bd Leferme que sur le lien avec les élus de secteur par Internet. <br /> En attendant vous pouvez les envoyer à notre adresse e.mail qui les transmettra à l'élu responsable.
G
Pourquoi réserver la location des vélos au seul étudiant?<br /> La location se developpe (vélib), pas seulement dans les grandes villes, si c'est bien négocié avec décaux ou consorts, ça peut rapporter de l'argent à la commune via la pub
Répondre