Ecologie à Saint-Nazaire
Pas assez de place pour une pratique plus sécurisée du vélo, une filière des traitements des déchets qui met du temps à se mettre en place, des espaces verts qui disparaissent, une station d’épuration qui infecte la quartier de Sautron, des économies d’énergie à réaliser, etc …
Voilà ce que l’on entend très souvent. Parions que dans les semaines à venir, les nouvelles sur le front de l’écologie vont être de plus en plus accablantes, concurrence électorale oblige !
Voilà ce que l’on entend très souvent. Parions que dans les semaines à venir, les nouvelles sur le front de l’écologie vont être de plus en plus accablantes, concurrence électorale oblige !
Essayons alors de faire le point.
Les déchets ? Il ne faut pas oublier que la CARENE a fait le choix de la filière dite de stabilisation biologique mais que les pressions de nombreux acteurs (et pas des moindres) font obstacle depuis quelques années à la mise en place de cette filière. Difficile dans ces conditions de trouver un site d’enfouissement.
Les espaces verts qui disparaissent ? En 1998 les services entretenaient 108ha, en 2005 115 ha et en 2010 le chiffre devrait monter à 130 ha. Alors, on nous répond le stade du Plessis (un espace Vert ?) et bien entendu les places Laborde et Delzieux. Le débat est houleux mais parions que la qualité paysagère de ces futurs espaces fera envier plus d’un.
La station de Sautron : malgré les récents aménagements, la situation n’est certes pas brillante. La future station des Eccosiernes règlera la problème mais il faudra patienter encore quelques années pour la mise en place de cet équipement lourd et coûteux.
Pour le vélo, c’est OK on peut faire beaucoup mieux. Notons cependant que les nouveaux aménagements de voirie prennent désormais en compte la circulation-vélos. Le prêt de vélos aux étudiants grâce à la collaboration de l’association « Place aux Vélos » est une initiative encourageante.
Mais si on évoquait tout ce qui se fait (à la Ville et à la CARENE) et ce dont ne personne ne parle (ou presque) ?
La création des espaces d’accompagnement - ex-délaissés – (plantations, installation de bancs), la revalorisation du chemin côtier, la réfection des berges du Parc Paysager, les études et les interventions pour améliorer la qualité de l’eau des étangs, la politique déjà ancienne de la protection de la nappe de Campbon, le lancement d’une politique visant le maintien de l’agriculture périurbaine et la lutte contre la spéculation foncière, la collaboration entre les techniciens des espaces verts et la L.P.O. pour la protection des oiseaux, la création sur la zone de Brais d’un dispositif d’évitement des pollutions industrielles en Brière, le développement d’une politique d’achat écoresponsable à la mairie (papier et encres recyclés, bois certifié, achat de denrées issues du commerce équitable, …), les nouveaux espaces fleuris, la lutte biologique contre les parasites au centre horticole, la création de l’Espace Info Energie pour le conseil aux particuliers, l’élaboration d’un plan communal alternatif au désherbage chimique (qui sait que le service des Espaces Verts n’utilise aucun pesticide ?), la création du festival Ecofilm (2700 élèves concernés au cours des 2 éditions), les 20% d’économies d’énergie réalisées sur les nouveaux systèmes de chauffage, les 30% pour l’éclairage public (lampes basse consommation), la recherche de performance énergétique dans le cadre des nouveaux équipements en projet (écoles notamment), …
On peut toujours faire mieux, il le faut. Mais il y a aussi ce qui se fait.
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